Aménagement biodiversité

Aménagement biodiversité

Il faut noter que les chasseurs, par le temps et l’argent qu’ils consacrent aux aménagements, sont des acteurs extrêmement dynamiques dans le domaine de l’environnement. Cette image du chasseur qui agit douze mois sur douze sur son territoire est fondamentale. Quelle autre composante de notre société est capable aujourd’hui de se prévaloir d’un tel travail effectué au profit du gibier, mais aussi de la faune sauvage en général ?

 

Cet aspect, trop souvent méconnu, de la contribution des chasseurs à une œuvre d’intérêt général doit être porté à leur crédit et devrait contribuer à améliorer leur image de marque vis-à-vis du grand public, souvent mal informé en la matière.

 

 

Aménagements en faveur de la biodiversité :

Aménagements financés en partie par l’éco contribution

  • Couverts après moisson
    • Cultures hors moutarde pure, qui doivent rester en place jusqu’au 15 novembre minimum
    • Moutarde en mélange (3 plantes, dont 1 mellifère) et sarrasin ou autre mellifère
  • Couverts annuels
    • Cultures réalisées en mélange dont une plante non mellifère (hors Maïs et Pois) qui doit rester en place jusqu’au 1 er mars
  • Couverts 100% mellifère
    • Cultures qui doivent rester en place jusqu’au 15 novembre minimum
  • Couverts pluriannuels
    • switchgrass et silphie : Engagement sur 5 ans, signature d’une convention, cultures réalisées en bandes de 10 mètres maxi et espacement entre 2 bandes de  minimum 100 mètres.
    • Luzerne, dactyle, ray-grass, trèfles, fétuques : Engagement sur 3 ans avec signature d’une convention

 

Aménagements ne rentrant pas dans le cadre de l’éco contribution

  • Cultures à gibier

Cultures qui doivent rester en place jusqu’au 1er mars

 

Volière anglaise

Ce dispositif tient son nom du fait qu’il est traditionnellement utilisé en Grande-Bretagne pour le lâcher de jeunes faisans en été.
L’idée consiste à introduire dans de vastes volières (au minimum 1 hectare) sans filet de couverture des jeunes oiseaux de 8 à 10 semaines auxquels on a coupé les trois rémiges primaires externes (celles-ci repoussent entre la onzième et la quinzième semaine). Les oiseaux sont donc incapables de voler et ne s’émancipent que progressivement, au fur et à mesure de la repousse de la dernière rémige.

 

Ce type de volière est généralement installé définitivement, ce qui implique une construction solide. Des piquets de châtaignier ou d’acacia sont plantés tous les 2 mètres, au fond d’une tranchée de 20 centimètres de profondeur qui servira à enterrer la base du grillage. Pour plus de sécurité, on pose une clôture électrique à 20 centimètres du grillage et à une hauteur de 15 centimètres pour empêcher les prédateurs d’approcher de la volière.

 

La volière doit, autant que possible, comprendre des arbres, sur lesquels les faisans apprendront à se percher dès qu’ils pourront voleter.

 

De nombreux agrainoirs et abreuvoirs disposés en cercles concentriques autour de la volière doivent permettre de cantonner les oiseaux à proximité.

 

Point d’agrainage petit gibier/ Création de points d’eau

Dans la plupart des régions, les ressources du territoire ne suffisent pas toujours à assurer en hiver la nourriture du petit gibier. De plus, en toutes régions, le tarissement estival des points d’eau peut avoir de conséquences sur les populations de faisans et de perdrix grises ou rouges.

 

Le chasseur, soucieux d’une bonne gestion de son cheptel, doit envisager d’apporter en temps voulu les compléments nécessaires en eau et nourriture.

 

L’agrainage permet de retenir sur un territoire faisans et perdrix en fournissant une nourriture attractive en tout temps et indispensable en période de disette.

 

La préférence du faisan et des perdrix va, dans l’ordre, au blé, à l’avoine puis à l’orge. Sur un territoire assez vaste (plus de 300 ha) le recours à l’agrainage à poste fixe devient indispensable.

 

La vérification de l’état et le remplissage des agrainoirs sont des éléments fondamentaux pour assurer une utilisation optimum de ces aménagements.

Modèle disponible à la F.D.C.Y

 

L’eau est un élément lourd, parfois difficile à stocker et disparaissant rapidement par évaporation. Aussi doit-on rechercher un compromis entre une bonne répartition d’un grand nombre de petits points d’eau d’entretien coûteux et l’aménagement d’un petit nombre de points d’eau trop dispersés pour être efficaces.

 

La densité optimale paraît être de 5 à 10 points d’eau, naturels ou artificiels, pour 100 hectares.

  • Aménagements mobiles :

Il s’agit principalement de bacs dont il existe un grand nombre de modèles (tôle, fonte, fibre de verre, plastique, etc.). Les qualités à rechercher sont :

  • Un volume suffisant (50 à 200 litres)
  • La facilité de nettoyage
  • Une forme évitant la noyade des poussins

Aménagements fixes

  • Mares et tranchées : sur terrain imperméable ou à nappe phréatique peu profonde, la création d’une mare ou d’une tranchée (prévoir dans ce cas un bord en pente douce) permet de disposer à peu de frais d’une réserve d’eau importante.
  • Vasques bétonnées : Le recours à un revêtement bétonné est la seule solution possible en terrains très perméables.

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