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ASSEMBLEE GENERALE

 

30 avril 2005

 

 

 

L'Assemblée Générale de la Fédération Départementale des Chasseurs de l'Yonne a eu lieu le samedi 30 avril 2005, à 9 heures, à AUXERREXPO - rue des Plaines de l'Yonne à AUXERRE, sous la présidence de M. Olivier LECAS, qui a ouvert la séance.

 

Remerciements des personnalités présentes

 

  • M. TALLEC, Préfet de l'Yonne,
  • M. de RAINCOURT, Sénateur, Président du Conseil Général de l'Yonne
  • M. FEREZ, Maire d'AUXERRE, Vice- Président du Conseil Régional de Bourgogne, représentant M. PATRIAT, Président du Conseil Régional de Bourgogne.
  • M. ROLLAND, Député de l'Yonne
  • M. SOISSON, Député de l'Yonne
  • M. AGUILERA, Directeur Départemental de l'Agriculture et de la Forêt,
  • M. BERTRAND, Directeur de l'Agence Départementale de l'Office National des Forêts,
  • M. CHABANNET, Directeur des Services Vétérinaires de l'Yonne,
  • M. le Docteur HAFFAR, représentant le Laboratoire d'Analyses Départemental IDEA,
  • M. GRANDADAM, Chef du Service Départemental de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage,
  • M. DRUJON, représentant M. SCHALLER, Président de la Chambre d'Agriculture,
  • M. ABRY, Président de la FDSEA.
  • M. DARRAS, représentant M. BREDEAU, Président de la Fédération de l'Yonne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique,
  • M. PARDE, représentant M. DROUIN, Président de la Fédération des chasseurs du Loiret
  • M. BOSCO, Président du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre,
  • M. GUESPEREAU, Président du Centre Régional de la Propriété Forestière,
  • M. GUENOT, Président de Yonne Nature Environnement,
  • M. BOUCAULT, Président de l'Association des Chasseurs de Gibier d'Eau du Département de l'Yonne,
  • M. BOURGUE, Président de l'Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier de l'Yonne,
  • M. BELVAL, Président de l'Association des Piégeurs Agréés de l'Yonne,
  • M. MUNIER, Délégué du Club National des Bécassiers,
  • M. BEAU, Président de l'Association des Equipages de Vènerie sous Terre de l'Yonne,
  • M. DUBOIS, Président de l'AFACCC89,
  • M. THIESSON, Expert Comptable.

 

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Personnalités excusées

 

  • M. CASTANIER, Directeur de Cabinet de M. le Préfet,
  • M. M. DEMONNET et. DECLERCQ, Sous-Préfets de SENS et d'AVALLON,
  • M. BORDIER, Sénateur de l'Yonne,
  • M. AUBERGER, Député de l'Yonne,
  • Mme CHARRUAULT et M. LIOTARD, Présidents des Tribunaux de Grande Instance de SENS et AUXERRE,
  • M. M. BEDOS et MEURANT, Procureurs de la République d'AUXERRE et de SENS,
  • M. ALLEGRE DE LA SOUJOLE, Colonel Commandant le Groupement de Gendarmerie de l'Yonne,
  • M. M. de PONCHALON, CHARLOT, BERGER et LAMY respectivement Président de la Fédération Nationale des Chasseurs, de la Fédération Départementale de l'AUBE, de la NIEVRE et de la SAONE ET LOIRE,
  • M. M. HEROLT et MARY, Commissaires aux Comptes.
  • M. VOCORET, Président de l'UDAUN.

 

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Désignation du Bureau de l'Assemblée

 

            Conformément aux dispositions du Règlement Intérieur de la Fédération, le Bureau de l'Assemblée est celui du Conseil d'Administration, à savoir :

 

                        Ø Président : Olivier LECAS

                        Ø Vice-Présidents : Claude FRANCHIS, Pierre GANDON et Patrick GUERREAU

                        Ø Secrétaire : Gérard BALLET

                        Ø Trésorier : Henri DUBOIS



Vote

 

            Conformément aux dispositions du Règlement Intérieur et à la décision du Conseil d'Administration, les votes auront lieu à main levée.

 

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Le compte-rendu de l'Assemblée Générale du 24 avril 2004 est approuvé à l'unanimité.

 

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Rapport moral et d'activité du Président LECAS

 

Monsieur le Préfet, Messieurs les Présidents, Messieurs les Directeurs, Mesdames, Messieurs,

 

C'est pour moi un grand honneur que de présider cette Assemblée Générale 2005, qui est ma première Assemblée Générale en tant que Président et j'espère être à la hauteur de la mission que vous avez bien voulu me confier.

 

Je tiens à remercier et féliciter Pierre GANDON, mon prédécesseur pour son travail et la bonne conduite de notre Fédération, ce qui a permis au nouveau conseil de travailler sur les dossiers majeurs dès sa prise de fonction.

 

Avant de passer à mon rapport moral et aux activités de la Fédération qui vous seront également détaillées par les présidents des diverses commissions fédérales, je souhaiterais vous informer en quelques mots des sujets d'actualité qui concernent notre loisir.

 

Tout d'abord, la Loi sur le Développement des Territoires Ruraux du 23 février 2005, appelée DTR, qui a fait l'objet de nombreux retentissements.

 

La première version était indigente, voire dangereuse - n'y avait-on pas vu apparaître l'éventuelle indemnisation des dégâts forestiers de grand gibier !

Après plusieurs allers et retours Assemblées Nationale/Sénat, le texte final consolide la modernisation de la chasse, mêlant stratégie et quotidien du chasseur. Qui plus est, les dégâts forestiers sont contenus à leur juste place.

 

Un grand merci aux très nombreux parlementaires.

 

Nous vous avions sollicité et mis en garde des côtés négatifs de ce projet de loi.

Vous avez su nous écouter et par votre engagement aux côtés des chasseurs, vous n'avez  parfois pas hésité à prendre position contre notre Ministre de tutelle.

 

Je souhaiterais saluer le travail de la Fédération Nationale des Chasseurs et celui des deux rapporteurs, Monsieur PONIATOWSKI pour le Sénat, le Sénat a particulièrement amendé et modifié le texte initial ce qui a permis de nombreuses avancées positives pour la chasse et les chasseurs, et Monsieur LEMOINE pour l'Assemblée Nationale qui a été le moteur des avancées à cette Assemblée.

 

Sans aucun caractère exhaustif sur les avancées significatives de la Loi, je citerais :

 

- Pour le quotidien du chasseur  et la simplification de la chasse :

 

  • L'élargissement de la formule « chasse accompagnée » aux adultes (alors qu'elle était jusque là réservée au mineurs)
  • Le permis temporaire qui pourra être obtenu pour trois fois trois jours, et non plus seulement pour neufs jours consécutifs et cela pour la campagne 2006/2007
  • La possibilité pour les handicapés de faire usage de leur véhicule pour se rendre à leur poste de chasse, à partir duquel ils pourront tirer en ayant toutefois arrêté le moteur
  • La précision de la notion de « jour » ce qui évitera ainsi toute erreur d'interprétation : le jour s'entendant du temps qui commence une heure avant le lever du soleil au chef lieu du département et finit une heure après son coucher. A ne pas confondre toutefois avec la chasse du gibier d'eau à la passée, autorisée à partir de deux heures avant le lever du soleil et jusqu'à deux heures après son coucher.
  • Le fait que l'action de faire le pied ne puisse être effectué que sur les territoires où s'exerce le droit de chasse
  • Le fait enfin que ne soit pas considéré comme une infraction le fait à la fin de l'action de chasse de récupérer ses chiens sur autrui
  • En outre le transport des appelants vivants est libéralisé ; le permis de chasser fera office d'autorisation de transport



- Sur le plan stratégique :

 

  • La loi donne une nouvelle légitimité à l'exercice de la chasse en faisant de la chasse et des chasseurs des acteurs fondamentaux dans la gestion des écosystèmes et du développement des territoires ruraux.
  • Les missions des fédérations départementales des chasseurs sont confortées, en étant notamment associées à l'examen du permis de chasse et en assurant la formation des gardes particuliers.
  • La loi consacre, par ailleurs, plusieurs articles à l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, avec une recomposition de son Conseil d'Administration plus favorable aux chasseurs, son directeur étant nommé par les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture.



Quelques mots sur les migrateurs : leurs dates d'ouvertures et de clôtures 2004/2005 ont été sans surprise, sans bonne surprise, puisque jamais dates de fermetures n'auront été aussi restrictives.

Le Ministre n'a pris aucun risque pour le gibier d'eau, les turdidés et les pigeons et le rapport remis par l'Observatoire National de la Faune Sauvage et de ses Habitats, - Observatoire mis en place par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable il y a 2 ans, n'a pas été retenu.

 

Si les données scientifiques de l'Observatoire ne sont pas prises en compte, on peut légitimement s'interroger sur son utilité et sur la poursuite de coûteuses études scientifiques, payées par les chasseurs, qui au final ne servent à rien.

 

A ce sujet lors de l'assemblée générale des présidents de Fédération nous avons remis une motion  au ministre sur l'Observatoire.

 

Depuis, le ministre nous a informé que les travaux de l'Observatoire seraient pris en compte et que certaines dates pourraient évoluer. Espérons que ce soit dans le bon sens et que cela ne tarde pas trop !

 

A propos des migrateurs, l'interdiction du tir à plomb du petit gibier sédentaire et migrateur dans les zones humides, prévue initialement le 1er juillet 2005, devrait être reportée au 1er juin 2006. Nous attendons le texte de confirmation.

Ce délai de 11 mois, je cite le Ministère, permettra « de tester sans aucun risque pendant la prochaine saison de chasse ces nouvelles règles et d'utiliser effectivement la grenaille d'acier, de façon à s'en servir et à identifier les problèmes très pratiques que cela peut poser, de façon à aller en 2006 vers une mise en œuvre complète sans problème ».

 

Ce laps de temps permettra aussi, je l'espère, de savoir ce que l'on entend exactement par « tir dans les zones humides » (pieds dans l'eau, au bord, distance par rapport au cour d'eau etc.).

 

J'en reviens maintenant plus spécialement aux activités de votre fédération :

 

Les élections fédérales de 2004 ont vu la mise en place d'un nouveau Conseil d'Administration, composé de 15 membres, dont 7 nouveaux administrateurs.

 

Réunis le 5 juillet 2004, un Bureau a été constitué, composé d'un Président, moi-même, de 3 vice présidents, Claude FRANCHIS, Pierre GANDON et Patrick GUERREAU, d'un secrétaire, Gérard BALLET, d'un Trésorier Henri DUBOIS et d'un Trésorier adjoint Bernard BUFFAUT.

 

Dans la foulée, les commissions fédérales ont été formées : Petit Gibier, présidée par Jacques FAITOUT, Grand Gibier par Henri DUBOIS et Communication par Claude FRANCHIS.

 

Permettez-moi de remercier l'ensemble des administrateurs pour le travail accompli durant ces 10 mois et leur engagement dans les dossiers suivis.

 

Dès son entrée en fonction, le nouveau Conseil a eu à se pencher sur l'actualisation de l'arrêté préfectoral datant de 1975 sur l'usage des armes à feu.

 

Après moult discussions avec la DDAF, le texte définitif nous donne globalement satisfaction, même si nous aurions préféré que le port d'un gilet ou d'un baudrier fluorescent de haute visibilité soit recommandé, plutôt qu'obligatoire. Je vous rappelle qu'il sera obligatoire pour tous les participants aux battues au grand gibier à compter de la prochaine campagne de chasse.

En effet, pourquoi exiger cet équipement seulement des chasseurs et pas des autres utilisateurs de la Nature ?



Toujours en matière de grand gibier, et sans empiéter sur l'intervention d'Henri DUBOIS, il convient de retenir que le Conseil d'Administration a validé la reconduction de la subvention fédérale « agrainage » aux bénéficiaires du contrat de services, tant pour la saison 2004/2005 que pour 2005/2006.

 

C'est la crainte de voir l'agrainage supprimé par la loi DTR - il en était effectivement question - qui avait conduit le précédent Conseil à décider la suppression de la subvention fédérale.

Le plan de chasse sanglier, pour ce qui le concerne, est maintenant rôdé et les GIC et associations de demandeurs de plan de chasse remplissent parfaitement leur rôle d'organes de propositions tant pour les sangliers que pour les cervidés.

 

Considérant que les associations (GIC, associations de demandeurs de plan de chasse) sont tenues de convier au moins une fois par an l'ensemble des demandeurs de plan de chasse de leur zone, adhérents et non adhérents, le Conseil d'Administration Fédéral a estimé opportun  et légitime de leur octroyer une participation financière sur la base de 5   € par demandeur.

 

Ce sera chose faite dès cette campagne. Bien entendu, la Fédération procédera aux contrôles nécessaires et des justificatifs de frais seront demandés (affranchissements, achat d'enveloppes...)



Côté pratique, les lettres figurant sur les bracelets de marquage cervidés 2005/2006 seront modifiées pour se calquer sur les textes réglementaires en vigueur. Ainsi, sur le bracelet chevreuil figurera CHI, pour un cerf : CEM, pour une biche, CEF, pour un jeune cervidé : CEIJ, pour un récolte : CEMR, pour un cerf indifférencié dans les zones où l'espèce n'est pas gérée : CEI.

 

Le plan septennal « grands cervidés » arrive à échéance en 2006. Ce plan définit les secteurs du département où les grands cervidés peuvent être gérés et ceux où l'espèce est jugée indésirable, en raison du biotope.

Le Conseil demandera à Monsieur le Préfet de le proroger, dans l'attente du schéma départemental de gestion cynégétique, que j'évoquerais dans quelques instants.

 

Qui parle de grand gibier parle aussi de dégâts de gibier.

 

Pour 2004/2005, la Fédération a, à ce jour, traité 1000 dossiers, pour un montant provisoire de 470 000€.

 

A ce montant viendront s'ajouter les indemnités pour les dégâts de prairies et dans les semis de printemps. On peut malgré tout espérer que le montant définitif sera à la baisse. Est-il dû à une diminution des populations de grand gibier ou plus certainement à l'investissement croissant des chasseurs dans la prévention des dégâts ?

A noter que la Fédération a encore étoffé son stock de matériels de clôture électrique qui peuvent être mises à disposition.

 

Quant au petit gibier, il est  une des priorités absolues de la Fédération.

 

Ne perdons jamais de vue que c'est avec des populations de petit gibier intéressantes que nous pouvons et pourrons « séduire » de nouveaux chasseurs.

 

Comme il s'y était engagé auprès de vous l'an passé, le Conseil, aidé en cela par la Commission technique Petit gibier présidée par Jacques FAITOUT, n'a pas failli à ses obligations. Six réunions d'information ont ainsi été organisées dans le département courant mars et ont rassemblé 350 chasseurs.

 

L'objectif fédéral à court terme est d'avoir une dizaine de « territoires vitrines » dans le département où chacun de vous pourra constater que la raréfaction du petit gibier sédentaire de plaine n'est pas une fatalité. Il s'agit d'en avoir la volonté et de s'en donner les moyens, en appliquant l'APAG (Aménagement, piégeage, agrainage, gestion), cher à Jacques FAITOUT. La Fédération est là pour vous aider à le mettre en œuvre.

 

Il est très important que les collectivités  départementales et régionales prennent en compte et soutiennent les efforts d'aménagement des chasseurs qui tout en favorisant le développement du petit gibier améliore le cadre de vie de l'espace rural et favorise la biodiversité.

Comme depuis plusieurs années la Fédération a organisé 2 sessions de formation de piégeurs agréés en 2004 une prochaine session aura lieu au mois de mai.

 

Nos compagnons les chiens, comme tous les ans, n'ont pas été oubliés, avec l'organisation du Concours St Hubert pour chiens d'arrêt ou spaniels à CHABLIS le 16 octobre 2004.

 

En matière de Communication, la Commission, suivie par le Conseil d'Administration, a décidé de se rapprocher des chasseurs par l'envoi de 2 feuillets d'information par an pour chaque chasseur du département.

Tous les chasseurs icaunais recevront des informations sur le fonctionnement de la chasse dans notre département en mars/avril et septembre.

Claude FRANCHIS vous en dira plus dans son rapport.

 

Concernant la sécurité à la chasse, la Fédération a organisé 3 sessions SECURITE pour la saison 2004/2005. Le service technique de votre Fédération est à votre disposition pour d'autres réunions, toujours très appréciées des participants.

 

Pour l'examen du permis de chasser, 192 candidats ont été formés en 2004 par la Fédération à l'examen théorique et à l'examen pratique sur le site de SACY. 130 ont obtenu l'examen. Pour la 1ère session de 2005, 93 candidats ont suivi les formations dispensées par la Fédération, pour 59 reçus à la théorie et à la pratique.

 

Il convient de noter que le temps désormais consacré à la formation des candidats est très important pour le personnel technique, mais les taux de réussite démontrent la qualité de cette formation.

 

Je sais que certains d'entre vous souhaiteraient pouvoir utiliser le site de SACY pour se perfectionner au tir et à la sécurité. Nous y réfléchissons actuellement, mais vous comprendrez aisément que toutes les garanties doivent être recherchées.

 

Le site de SACY accueillera également dès septembre 2005 les candidats à la formation « chasse à l'arc », qui étaient, jusqu'à présent, contraints de se rendre à DIJON. Cette proximité voulue par la Fédération va dans le sens de la promotion de tous les modes et types de chasse.

 

Dans les perspectives, le second grand chantier de la Fédération pour la saison 2005/2006 sera la mise en place du guichet unique dans notre département.

 

Vous n'aurez ainsi plus à vous déplacer à LA POSTE et à la Perception. Votre seul interlocuteur sera la Fédération et tout se fera par correspondance.

 

Mi juin, vous allez donc recevoir à votre domicile un dossier VALIDATION, avec un bon de commande.

 

Il vous suffira de compléter ce bon de commande, de le signer et de le retourner, accompagné de votre chèque ou mandat-cash, à la Fédération.

 

Celle-ci vous adressera sous huitaine votre volet annuel du permis de chasser.

Inutile de vous déplacer au siège Fédéral ; aucune validation ne sera délivrée immédiatement.

 

Le système repose toutefois sur le fait que vous n'attendiez pas le dernier moment pour solliciter la validation de votre permis. Un conseil : vous y prendre suffisamment tôt, je pense notamment aux gardes particuliers et à ceux d'entre vous qui font de l'approche ou du déterrage.

 

Je remercie le Ministère des Finances qui a bien voulu nous accorder 4 € par permis validé, sur les 9 actuellement perçus par l'Etat, ce qui évitera que nous vous demandions des frais de gestion.

 

Autre grand chantier de 2005/2006 : l'élaboration du Schéma Départemental de Gestion Cynégétique, prévu par la loi et le statut des fédérations et dont l'élaboration leur est confiée.

 

Ce schéma, d'une durée de 6 ans, comprendra notamment les plans de chasse et les plans de gestion, les mesures relatives à la sécurité des chasseurs, les actions en vue d'améliorer la pratique de la chasse réglementation de l'agrainage, de la chasse aux chiens courant. Avant d'être soumis à l'approbation de Monsieur le Préfet, il vous sera présenté, de même qu'aux représentants agricoles et forestiers.



Vous pouvez le constater, le travail ne saurait manquer à la Fédération dans les prochains mois et sachez que, tous les jours, votre Fédération travaille pour l'amélioration de la chasse, la protection des habitats, le suivi sanitaire de toute la faune et défend la chasse et les chasseurs  contre toutes les contraintes supplémentaires que l'on veut nous imposer.

 

Je sais compter sur la disponibilité des administrateurs et je tiens tout particulièrement à remercier pour leurs dévouements l'ensemble des personnels aussi bien technique qu'administratif.

 

Je me félicite de l'excellent travail d'équipe régnant au sein de la Fédération.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

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Rapport des Commissions Fédérales

 

COMMISSION COMMUNICATION - Rapporteur : M. FRANCHIS

 

La Commission Communication, composée de M.M. BUFFAUT, FAITOUT, GANSTER et MEIGNIEN, a été mise en place le 6 septembre 2004. Elle s'est réunie une seconde fois en février 2005.

 

La volonté affichée de la Commission est d'informer tous les chasseurs Icaunais. Nous nous sommes en effet aperçus que le chasseur était en attente d'informations de sa Fédération.

 

A ce titre, comme vous l'a indiqué le Président LECAS dans son rapport, un envoi sera désormais effectué deux fois par an à l'ensemble des chasseurs, en mars/avril et avant l'ouverture.

 

Vous recevrez ce premier feuillet d'info au mois de septembre.

 

Ces envois ne sauront cependant pas se substituer au « Chasseur de l'Yonne » qui paraît chaque année dans le quotidien « L'Yonne Républicaine », pas plus qu'aux flash-infos adressés chaque trimestre aux bénéficiaires du contrat de services proposé par la Fédération.

 

Attendu par les chasseurs et les non chasseurs, très souvent avides de connaissances sur les espèces animales, le « Coin du Chasseur » a pris son rythme de croisière. Je remercie l'Yonne Républicaine pour cette parution gratuite, tous les 1ers et 3èmes jeudis de chaque mois.

 

La Commission réfléchit également à la création d'un site Internet, consacré à la Fédération, sur lequel nous envisageons de faire figurer tous renseignements concernant la chasse dans notre département, y compris les coordonnées des différentes associations cynégétiques spécialisées, ainsi que tous les divers modes et types de chasse : chasse au vol, à l'arc...

 

La Commission a également proposé une nouvelle acquisition de protège-permis très demandés par les chasseurs.

Sur le terrain, la Fédération est aussi très présente, notamment auprès des scolaires et ses interventions sont de plus en plus nombreuses.

 

Je ne citerais que les interventions récentes avec les écoles de CHAMPLOST et de ST ROMAIN LE PREUX. Nous avons ainsi pu faire participer les élèves de cette commune à un comptage nocturne. Ils en sont revenus très enchantés !

 

Dans les prochaines semaines et mois, la Fédération sera présente ici même à AUXERREXPO, les 27 et 28 mai 2005, dans le cadre des « Récid-Eau » initiés par l'Agence de l'Eau Seine Normandie. Elle sera présente à la Fête du Bois de MAGNY, les 30 et 31 juillet prochain.

 

Pour conclure, je remercie mes collègues, membres de la Commission, pour le travail effectué, ainsi que le personnel fédéral, notamment le Service Technique pour son investissement dans la Communication.

 

Merci de votre attention.

 

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commission petit gibier : Rapporteur Jacques faitout

 

La commission petit gibier pour laquelle mes collègues m'ont confié la présidence a bien retenu le message qui a été lancé en AG 2004 :

« Ensemble redonnons au petit gibier la place qui lui revient dans nos plaines et définissons une politique adaptée à son retour ».

 

Message bien reçu, il fallait se mettre au travail, ce que nous avons fait puisque 4 réunions ont eu lieu durant cette année, en septembre, en décembre, en janvier et enfin en avril.

 

La 1ére a eu lieu dès la rentrée le 6 septembre 2004

 

Nous avons dressé un inventaire historique et établi un bilan petit gibier dans le département.

Il a été convenu de travailler avec méthode et de se référer aux résultats obtenus sur les sites études perdrix du projet associatif qui ont mis en évidence l'importance des 4 paramètres indissociables suivants :

 

- Aménager

- Piéger

- Agrainer

- Gérer

 

Un nouveau nom ou plutôt une abréviation de ce qu'il convenait de mettre en œuvre était née l'APAG.

C'est donc la méthode de l'APAG qui est et sera notre fil conducteur pour toutes les demandes et actions que nous déciderons d'entreprendre.

 

Une première décision dès cette séance a été d'organiser la vulgarisation de l'APAG à l'ensemble du département.

 

6 réunions d'informations ont été programmées pour la 2éme quinzaine de mars 2005.

 

Le 6 décembre 2004, 2éme réunion

 

Le service technique nous a fait part d'un projet d'exposé avec pour support un diaporama qui a été présenté aux différentes réunions dont je viens de vous parler.

De plus, pensant qu'il serait utile de prolonger l'information, un feuillet mode d'emploi de l'APAG a été remis à chaque participant aux réunions petit gibier.

 

Il a été également décidé de mener une réflexion sur le devenir de la bande de culture intercalaire (BCI) sachant que cela représente un coût qui doit rester compatible avec le budget fédéral.

 

Le 27 janvier 2005, 3éme réunion.

 

Pour faire suite à la réflexion de décembre 2004 au sujet des BCI, nous avons considéré que le financement des subventions devait être maintenu par la F.D.C.Y.

Néanmoins, pour permettre d'étendre ce type d'aménagement sur une plus grande échelle, il a été décidé de préparer un dossier de demandes d'aides financières auprès du département et de la région.

 

Sachant que les BCI jouent un rôle environnemental fort dans nos plaines, ce qui me semble tout à fait aller dans le sens des politiques actuelles d'aménagement du territoire.

 

Bon nombre de passereaux et la faune sauvage en général y trouvent un lieu de vie qui leur convient parfaitement.

 

De plus, ces BCI peuvent aussi être une parade non négligeable contre les phénomènes d'érosion et couper la monotonie de certains paysages.

 

Nous avons également évoqué la mise en place des bandes enherbées sachant toutefois qu'elles sont obligatoires en bordures des cours d'eau.

 

Nous avons rappelé que pour les reconstitutions de haies, la F.D.C.Y. apportera, le cas échéant, son aide à la constitution des dossiers aux bénéficiaires de contrat de services.

 

Afin de parfaire nos connaissances sur la réglementation en vigueur de la PAC et de coller au mieux aux évolutions du monde agricole, il a été décidé de rencontrer les services de la D.D.A.F.

 

Ce qui fut dit, fut fait le 21 mars 2005

 

Nous avons été reçus par M. BRADU de la D.D.A.F. à qui j'adresse mes remerciements pour son accueil.

 

Concernant les BCI, il nous a confirmé la possibilité de les inclures en surfaces primables dès lors qu'il s'agit de cultures seules, que ce soit des céréales, des oléagineux ou des protéagineux.

 

Cependant, dans la mesure où cette culture ouvre droit à prime, obligations est faite pour l'agriculteur de suivre un itinéraire technique normal et de conduire la culture jusqu'à la floraison.

 

Concernant les haies, elles sont primables sous conditions :

 

ü la haie basse avec une emprise de 4m de largeur au sol

ü la haie haute avec une emprise de 2m de largeur au sol

 

Nous avons également évoqué les bandes enherbées.

Elles sont localisées prioritairement le long des cours d'eau sur 5m de largeur et doivent représenter 3% de la SCOP (surface céréales oléagineux protéagineux). Pas d'utilisation de pesticide sur ces bandes.

 

Ailleurs, leur implantation repose sur des terres en jachères sans contrainte de forme des parcelles.

 

Il nous a précisé que les exploitations en jachères industrielles n'étaient pas soumises aux bandes enherbées.

 

Le 4 avril 2005, 4éme réunion

 

Nous avons établi un bilan des réunions d'information sur le petit gibier.

 

Plus de 350 personnes y ont assisté. Beaucoup de chasseurs ont la volonté évidente de travailler.

 

Leurs efforts individuels doivent être organisés et rentrer dans le cadre de la méthode APAG.

L'idéal serait que 6 territoires vitrines (1 par région visitée au cours des réunions de mars) soient créés sur le département.

 

Nous avons proposé d'organiser des visites de terrains aménagés et conduit selon l'APAG fin septembre, début octobre.

 

Il a été décidé d'adresser fin juin 2005 à chaque chasseur du département un feuillet (petit gibier APAG) qui rappelle les 4 points clés de cette méthode.

 

Concernant les BCI et suite à la rencontre FDCY/DDAF, nous avons proposé que les contrats ne soient modifiés, qu'à partir de 2006.

 

Nous avons donc le temps d'ici la de réaliser une information complète aux détenteurs de droit de chasse et aux exploitants agricoles, pour le positionnement en cultures primables de ces bandes.

 

Au cours de cette réunion, le service technique nous a présenté les résultats de ses différentes activités en matière de « petit gibier » et de « migrateurs ».

 

Commençons par les résultats de l'enquête tableau de chasse 2004/2005.

 

Sur 1500 formulaires envoyés aux responsables de territoire, 50 % nous ont été retournés. La surface concernées par cet échantillon, représente la moitié du département  soit 316 000 hectares. Que tous ceux qui y ont participé en soit remerciés. Avec un tel échantillon notre suivi obtient un degré de précision plus qu'honorable. D'ailleurs ces résultats « grandeur nature » feraient pâlir bien des instituts de sondage.

 

Pour le lièvre, cette saison qui vient de s'achever se classe en seconde position sur les 13 ans de suivi. Les deux années excellentes de reproduction ont permis de réaliser de beaux tableaux et d'étoffer le capital. Comme nous le verrons tout à l'heure, nous avons de sérieux indices qui nous permettent d'espérer pour l'avenir de ce gibier.

 

La situation du lapin est moins reluisante, même si ponctuellement des prélèvements importants ont été faits.

En ce qui concerne les perdrix et le faisan, la forte proportion d'oiseaux issus d'élevage rend plus complexe l'analyse du tableau de chasse Cependant sur le terrain, la reproduction 2004 ayant été très bonne, la part d'oiseaux naturels dans ce tableau est certainement plus élevé que les saisons précédentes.

Pour les migrateurs, le tableau bécasse reste stable avec près de 4 000 oiseaux. Ce résultat est quelque peu faible si l'on compare avec la situation nationale notamment la frange Manche Atlantique qui a connu cet automne une des meilleures saisons bécassières depuis de nombreuses années.

 

Pour le pigeon ramier, les années se suivent mais ne se ressemblent pas, le cru 2004/2005 fut très médiocre car peu de bandes sont restées dans l'Yonne en hivernage.

 

Pour cet oiseau, une des conditions essentielles à son stationnement est l'alimentation. 2004 n'a pas été marquée par une glandée des plus importantes. De plus, et contrairement aux années 1980/90 où le maïs était encore bien présent et restait non labouré tard en saison, aucune autre source d'alimentation n'existe, si ce n'est ponctuellement avec les Jachères « Environnement Faune Sauvage ».

 

Enfin, pour en terminer avec les migrateurs, le canard colvert reste l'espèce la plus prélevée dans le département avec 12 000 pièces dont la plupart sont chassés les premiers jours d'ouverture en septembre.

 

La sarcelle d'hiver et le milouin arrivent très loin derrière avec respectivement 350 et 90 pièces.

 

Les autres espèces comme le vanneau huppé, le merle, l'alouette des champs, le geai des chênes, les tourterelles et les bécassines accusent des prélèvements faibles.

 

A noter cependant de beaux tableaux pour la caille des blés qui a été particulièrement bien présente de l'ouverture jusqu'à mi octobre, et pour les grives, notamment des litornes qui, ont hiverné en abondance entre mi décembre et mi février.

 

Finissons l'analyse de ce tableau par le renard qui avec un prélèvement global de 4200 pièces, à tir et par déterrage, semble marquer le pas. A ce chiffre il convient d'ajouter les quelques 4 000 piégés, ce qui porte le tableau de prélèvement à plus de 8 000 renards.

 

Passons maintenant aux résultats des comptages de ce début d'année. Le service technique de la Fédération a réalisé des comptages nocturnes sur 204 communes, soit 1 commune sur 2. L'ensemble des 32 circuits a été parcouru 3 fois de janvier à début mars, ce qui totalise plus de 3 800 kilomètres. Pour le lièvre, la situation est très hétérogène..

 

A l'échelle départementale, obtenons un I.K. de 2 lièvres par kilomètre éclairé. Sur les territoires où l'I.K. est faible, en dessous de 2, les populations ont souvent bien du mal à augmenter faute d'efforts coordonnés ou de motivation.

 

Pour le renard, le chiffre est également en augmentation avec un I.K. de 0,21.

 

Sur les 5 dernières années, on constate une relative stabilité. Le renard est le prédateur numéro 1 du petit gibier et la limitation de ses populations est impérative si l'on veut revoir du lièvre. Il ne faut surtout pas relâcher la pression. Dans cette action les piégeurs et les déterreurs sont vos alliés les plus précieux. Sachons reconnaître leur travail qui n'est pas toujours une partie de plaisir.

 

Du poil passons à la plume. Des comptages de perdrix ont été réalisés ce printemps par battue échantillon sur 12 communes du département. Les chiffres suivants ont été constatés :

 

6,3 couples pour 100 hectares à Brion

9,5 couples à Ouanne

11,5 couples sur l'Auxerrois

12,7 couples à Champigny sur Yonne

21,3 couples à Compigny

et enfin 25,8 sur le G.I.C. de la Basse Oreuse

 

En terme d'évolution 4 territoires sont en augmentation : le G.I.C. de la Basse Oreuse, Compigny, l'Auxerrois et Ouanne ; 1 territoire est stable : Brion et 1 territoire diminue : Champigny sur Yonne.

 

Ces résultats traduisent souvent le degré d'application de l'A.P.A.G. qui, plus encore que pour le lièvre, ne fonctionne que si les 4 paramètres sont réalisés. L'oubli ou la non prise en compte de l'un d'entre eux, et c'est la sanction immédiate.

 

Autre espèce bien présente cette année, la caille des blés. Nous avons participé à une étude en cours sur la génétique de cet oiseau car il semble que les nombreux lâchers de caille japonaise aient conduit à une hybridation des deux espèces, ce qui pourrait avoir des conséquences sur les populations de notre caille des blés. Des chasseurs, dont certains d'entre vous, nous ont fournis des oiseaux que nous avons analysés et transmis à un laboratoire de génétique. Les résultats ne sont pas encore connus mais nous ne manquerons pas de vous tenir informés.

 

Bien que l'Yonne ne soit pas un département où la chasse des migrateurs soit très développée, il n'en reste pas moins vrai qu'ils représentent une pièce de gibier sur trois dans le carnier du chasseur icaunais. La commission technique s'intéresse donc au suivi de cette catégorie de gibier.

 

Réalisés depuis plus de 15 ans sur un échantillon de sites représentatif des zones humides de l'Yonne, les comptages d'anatidés et de foulque ont mis en évidence une augmentation de la fréquentation en hivernage des canards de surface , composé à 95 % de colvert, et de la foulque. Pour les canards plongeurs, essentiellement le milouin, la tendance est à la stabilité.

 

Côté reproduction, une enquête menée depuis 1999, met en évidence une tendance à l'augmentation de la population reproductrice de canard colvert sur le département. Ce constat pourrait expliquer l'augmentation du tableau de chasse que nous avons constaté pour cette espèce depuis les 10 dernières années.

 

Autre espèce dont les effectifs progressent énormément, le milouin, qui a vu le nombre d'adultes présents avant la reproduction multiplié par 10 en 7 ans sur les sites suivis, alors que parallèlement ses effectifs nicheurs dans les Dombes sont en chute. Certaines hypothèses prôneraient pour un déplacement de la population reproductrice vers le nord. Faut-il y voir là une des conséquences du réchauffement climatique ?

 

Le statut des espèces « gibier » est régulièrement remis en cause par des instances européennes qui répondent au doux chant des sirènes de certaines branches extrémistes totalement opposées à la chasse. Les données fournies par ces groupuscules sont très souvent partielles et leur récolte réalisée sans aucun protocole scientifique. Cependant les autorités européennes s'appuient sur ces chiffres pour tenter de faire passer une espèce « gibier » en espèce « protégée ». Le vanneau huppé et le pluvier doré, mais aussi la perdrix grise, sont dans ce cas de figure. Aussi pour tenter de contrer cette démarche un grand comptage national a été réalisé sous l'égide de l'Association Nationale des Chasseurs de Gibier d'Eau et de la Fédération Nationale des Chasseurs, le 15 janvier dernier. Nous y avons participé pour la première fois cette année. Les résultats sont intéressants puisque sur les zones de stationnements identifiées ce sont 19 500 vanneaux huppé et 2 000 pluviers dorés qui ont été comptés.

 

Je ne terminerai pas sans oublier les opérations de capture réalisées par le service technique qui ont permis de baguer 27 bécasses, et pour la première année 17 bécassines sur le site des marais de Druyes. Je vous rappelle que si vous trouvez un oiseau bagué, il est très important que vous contactiez le service technique car nous disposons d'un réseau européen qui nous permet de recueillir des informations précieuses sur l'avifaune migratrice.

Comme vous avez pu le constater les sujets de travail ne manquent pas, et je dois remercier tous les chasseurs qui ont participé à ces opérations de suivi. Ils sont de plus en plus nombreux à considérer qu'il convient de compter avant de récolter.

 

Le retour du petit gibier dans nos plaines, c'est possible.

 

A vous chasseurs de vous mettre au travail, la F.D.C.Y. est et sera toujours à vos côtés pour vous aider techniquement et financièrement.

 

A vous agriculteurs, partenaires de toujours, de faire le pas en signant des contrats pour la Bande de Culture Intercalaire et peut-être pour la bande enherbée dans les années qui viennent.

C'est ensemble chasseurs et agriculteurs, en créant un partenariat fort, que nous défendrons notre mode de vis dans les campagnes.

 

Préservons cette vie rurale que beaucoup de citadins nous envient.

 

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¯ Commission Grand Gibier : Rapporteur M. Henri DUBOIS

 

Gestion grand gibier et plan de chasse

 

Deux paramètres indispensables pour maîtriser les populations de nos trois espèces principales que sont le Cerf, le Chevreuil et le Sanglier.

 

Maîtriser une population ne veut pas dire uniquement la maintenir à un certain niveau ou la faire baisser pour limiter les dégâts, on peut aussi faire monter une population si cela se justifie, quand les conditions d'accueil s'avèrent satisfaisantes.

 

Le plan de chasse accompagné d'une gestion saine et efficace doit être en mesure de donner satisfaction à tous les responsables de chasse à condition que l'estimation des populations et les attributions qui en découlent ne soient pas faussées volontairement ou involontairement.

 

Le travail d'approche et la connaissance d'éléments indispensables permettant de situer au mieux une population, sa composition et son territoire vital doivent faire l'objet du plus grand sérieux, d'où l'intérêt de la concertation et du travail collectif.

 

Une attribution bien préparée sera rarement désavouée et ne sera pas à l'origine d'une mauvaise surprise.

 

AVANT LA MISE EN PLACE du PLAN de CHASSE DEPARTEMENTAL POUR LE SANGLIER EN 2002, le CERF et le CHEVREUIL bénéficiaient déjà du plan de chasse.

Ce dernier institué pour la saison 77/78 fut généralisé au niveau départemental pour la saison 78/79.

 

Souvenez-vous !

27 saisons de chasse se sont écoulées depuis cette époque où l'on avait par endroits réintroduit des animaux afin de reconstituer les populations jusque là inexistantes.

Depuis les choses ont bien changé.

 

Si les résultats paraissent satisfaisants, beaucoup de problèmes restent à résoudre tant dans les carences de gestion que dans les erreurs d'appréciation des populations mais également par manque de respect de la réglementation en vigueur et parfois de l'éthique de la chasse.

S'atteler à ce sujet un peu tabou en tentant de trouver des solutions donnera la clé du problème actuel.

 

MAIS ! car il y a un MAIS !

Est-ce possible d'imaginer demain un travail collectif de tous les instants regroupant spontanément toutes les parties concernées ?

 

(la GARDERIE de l'O.N.C.F.S. n'étant bien entendu pas ignorée)

La commission Grand Gibier de la F.D.C.Y. se penchera prochainement sur le sujet et proposera aux structures un plan de travail préparatoire, affaire à suivre...

 

Revenons au compte rendu Grand Gibier de la saison 2004/2005 avec quelques comparaisons imagées.



I - SITUATION DES GRANDS CERVIDES

 

2003/2004   Ú 954 attributions              pour 626 réalisations                 soit 65%

2004/2005   Ú 971 attributions              pour 633 réalisations                 soit 65%

 

Pour mémoire, l'attribution de la campagne 1978/1979 :

90 attributions pour 80 réalisations

 

Dans le département de l'Yonne les principales zones concernant le cerf se situent

- en Forêt d'Othe

            - en Puisaye

            - dans le Tonnerrois

            - et dans le Vermentonnais

 

Signalons que les meilleurs trophées proviennent actuellement du Vermentonnais et du Tonnerrois.

 

Si en Forêt d'Othe et en Puisaye jeunes, biches, daguets et jeunes cerfs sont nombreux, les beaux cerfs de récolte se font rares.

 

Les principaux responsables de ces grands massifs en sont conscients puisqu'ils ont lancé un avertissement en invitant à tirer plus de jeunes afin de laisser vieillir quelques beaux cerfs.

 

En dehors de ces secteurs où le cerf est géré, les massifs de moindre importance sont autorisés à prélever des animaux sans distinction d'âge ni de sexe (CEI) cerf indifférencié, leur présence n'étant pas souhaitée eu égard aux éventuels dégâts.

 

La population de grands cervidés subit malheureusement les méfaits du braconnage car les beaux trophées sont convoités et font l'objet d'un trafic honteux.

 

Souvent impuissants face à ces gens sans scrupules, les responsables de chasse ne savent plus à quel saint se vouer, la garderie de l'O.N.C.F.S. et ses effectifs réduits ou indisponibles manque malheureusement d'efficacité.

 

II - SITUATION CHEVREUILS

 

2003/2004   Ú 9301 attributions            pour 8795 réalisations    soit 95%

2004/2005   Ú 9819 attributions            pour 9135 réalisations    soit 93%

 

Pour mémoire, l'attribution de la campagne 1978/1979 :

601 attributions pour 373 réalisations soit 62%

 

Selon les données recueillies auprès des structures départementales, le cheptel reste stable.

Quelques modifications cependant dans le comportement du chevreuil et de son habitat.

Dans certaines zones de plaine et de bosquets, on remarque une nette augmentation de la population alors qu'elle aurait plutôt tendance à stagner voire à légèrement baisser sur certains massifs. Les comptages du service technique fédéral en témoignent.

 

En général, pour la prochaine campagne de chasse, les attributions  resteront stables ou seront légèrement en hausse sur les secteurs plaines et bosquets compte tenu de l'attirance particulière que suscitent ces zones pour le chevreuil.

 

Il faut toutefois rester très prudents sur certains massifs boisés qui ont vu la population légèrement baisser sur plusieurs saisons ce qui confirme cette stabilité.

 

Les causes principales

 

- La pression chasse

- Des prélèvements mal adaptés (ratio mâles - femelles - jeunes)

- Des habitats forestiers moins fréquentés (manque de coupes nouvelles)

- Le braconnage non négligeable pour cette espèce convoitée

- la destruction routière où le chevreuil paye un lourd tribut

- mais aussi les conséquences de l'été 2003 pour les secteurs à population limitée.

 

Ce beau gibier, devenu l'hôte indispensable de nos territoires quelles que soient la composition et la configuration de leurs habitats doit donc être bien géré. La pérennité de nos chasses rurales en dépend.

 

III - SITUATION SANGLIER

 

2002/2003   Ú   8252 attributions          pour 5789 réalisations    soit 70%

2003/2004   Ú   9949 attributions          pour 6949 réalisations    soit 70%

2004/2005   Ú 10155 attributions          pour 6443 réalisations    soit 63%

Ces résultats concernent les 3 premières campagnes de chasse gérées avec le plan de chasse départemental sanglier.

 

Pour mémoire, le tableau de la campagne 1987/1988 s'élevait à 1080 animaux

 

Le tableau record a été enregistré au cours de la campagne 2003/2004 puisqu'il approche certainement le chiffre de 7000.

 

On avait noté une hausse des tableaux spectaculaire à compter de 1996 où l'on passait de 3300 animaux à 5100 soit un tableau en augmentation de 55% par rapport à 1995.

 

Cette hausse importante est due à l'explosion des populations dans tout le département avec des secteurs « record » comme la Forêt d'Othe et la Puisaye en particulier.

La prolifération incontrôlable des sangliers a envahi le périmètre des zones de concentration d'animaux jusque dans les bosquets proches des grands secteurs agricoles où d'importants dégâts furent commis.

 

Avec le plan de chasse sanglier, nous avions un bon outil de travail pour la régulation des populations trop importantes ou à l'inverse pour protéger une population en constitution là où les habitats le permettaient.

 

Mais le plan de chasse utilisé inconsciemment peut se révéler comme une arme à double tranchant.

 

En effet, sans le minimum d'éléments clefs fiables, la décision de prélever trop ou trop peu risque de peser lourd à l'arrivée, d'où l'importance d'un travail préparatoire sérieux de la part des structures et des C.T.L.

C'est bien là que nous permettons d'insister pour sensibiliser les responsables.

La campagne 2005/2006 s'annonce bonne même si dans un grand nombre des secteurs les populations moyennes à faibles ont tendance à faiblir.

 

Dans l'ensemble, on ira vers un tableau en baisse par rapport à 2004/2005 même si certaines zones peuvent encore prétendre réaliser des tableaux proches de la saison passée eu égard aux attributions imposées pour risques de dégâts.

 

N'oublions pas toutefois de rester prudents sur les prélèvements sachant pour l'avoir maintes fois vérifié à nos dépends que le sanglier demeurera toujours difficilement maîtrisable.

Alors le qualitatif bien pensé doit donner entière satisfaction alors que le quantitatif peut déraper dans l'irréparable sauf si l'on veut anéantir une population.

 

JACHERES - ENVIRONNEMENT - FAUNE SAUVAGE

 

La surface plafonnée jusqu'ici à 2 hectares par adhérent sera portée à 3 hectares.

Subvention fédérale : 115 €/ha de maïs sorgho pour 100 ha de territoire

                                   (750 F

 

AGRAINAGE

 

L'agrainage sanglier sera finalement maintenu jusqu'à nouvel ordre

Subvention fédérale : 50% sur factures pour Maïs principalement distribué en avril/mai et août/septembre.

Plafond 0,46 € (3F)/ha boisé

 

SUBVENTION FEDERALE ACCORDEE AUX STRUCTURES DE ZONE ET G.I.C.

 

Chaque structure de zone ou G.I.C. doit subvenir à ses frais de fonctionnement grâce aux appels de cotisations faits auprès de ses adhérents.

 

Ces cotisations peuvent être forfaitaires, calculées au prorata du nombre d'hectares boisés, ou évaluées par d'autres modes de calcul.

 

Devant les difficultés rencontrées pour faire rentrer les fonds, certains responsables ont posé la question suivante à leur fédération :

 

- Peut-on obliger les demandeurs de plan de chasse d'une structure à cotiser ?

 

Aucun moyen légal n'obligeant les demandeurs de plan de chasse à cotiser, le conseil d'administration de la F.D.C.Y. a décidé d'accorder une subvention annuelle aux structures de zones et G.I.C. sur la base de 5,00 € par demandeur de plan de chasse.

(exemple 120 demandeurs en zone x = 600 € ou 3936 Frs)

Cette somme permettra de subvenir à toutes les dépenses administratives.

Toutefois, les structures ou G.I.C. pourront continuer à lancer leurs appels de cotisations bien utiles pour d'autre frais de fonctionnement.

 

SECURITE

 

Rappel pour certains ou information pour d'autres, le port d'un baudrier ou gilet fluorescent est obligatoire pour les battues au grand gibier à compter de la campagne de chasse 2005/2006         

 

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¯ Intervention du Docteur HAFFAR, du Laboratoire Départemental d'Analyses IDEA, pour le bilan des analyses effectuées en 2004.

 

            Globalement, les lésions traumatiques sont en baisse par rapport aux maladies, qu'il s'agisse, selon les espèces, de septicémie, de pneumonie... ou de VHD et d'EBHS.

 

            L'enquête trichine réalisée au mois de janvier 2005 a permis d'analyser 55 prélèvements qui se sont tous révélés négatifs.

 

            Le Président LECAS indique que le budget fédéral du SAGIR est de l'ordre de 12 000 €, pour quelques 120 cadavres d'espèces gibier ou non.

 

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Bilan des projets associatifs

 

            Ø Etude Perdrix : Présentation de M. Régis DEPEIGE

 

L'étude lancée par la fédération dans le cadre du projet associatif avait pour objectif premier de reconstituer en 5 ans une population de perdrix sur un territoire de 500 ha minimum d'un seul tenant de plaine céréalière.

 

Après un appel de candidature, 3 territoires furent sélectionnés.

 

Dans le Sénonais sur les communes d'Evry, Gisy les Nobles, Michery, Pont sur Yonne formant le GIC de la Basse Oreuse et représentant une surface de 2200 ha.

 

Dans le Migennois, sur la commune de Brion d'une surface de 1600 ha.

 

Et enfin, dans l'Auxerrois, sur les communes de Vallan, Gy-l'Evêque, Escolives, Vaux et Jussy couvrant la surface de 4400 ha.

 

Après une analyse préliminaire des différents territoires, les moyens à mettre en œuvre n'étaient autres que la méthode de l'A.P.A.G. :

 

- Aménagement du milieu

- Piégeage intensifié

- Agrainage plus soutenu

- Gestion

 

Là où il y eut un véritable partenariat avec les agriculteurs, les bandes de cultures intercalaires, les jachères faune sauvage et les cultures à gibier représentent à l'heure actuelle : 0,7% du territoire de plaine sur le GIC de la Basse Oreuse dont 15 kms de BCI ; sur l'Auxerrois, où le contexte se prêtait plus à la Jachère Environnement Faune Sauvage, nous avons 19,5 kms de linéaire soit un total de 0,8% de la surface de plaine et malheureusement 0% sur la commune de Brion forçant celle-ci à se retirer du projet.

 

Concernant le piégeage, plus de 430 renards, 100 mustélidés et 600 corvidés ont été régulés depuis l'automne 2000 se décomposant comme suit :

 

125 renards, 10 mustélidés, 257 corvidés pour la Basse Oreuse

312 renards, 92 mustélidés, 352 corvidés pour l'Auxerrois.

 

Pour l'agrainage quelque soient les territoires, on constate une moyenne de 12 agrainoirs pour 100 ha de plaine soit 1 agrainoir pour 2 couples aux printemps.

 

Chaque année 9 tonnes de céréales sont ainsi distribuées sur chacun des territoires.

 

Au niveau de la gestion, le tir de l'espèce était interdit pour la durée du projet.

Cependant, dès la saison 2004/2005, sur le GIC de la Basse Oreuse, les chasseurs ont pu effectuer quelques prélèvements par l'intermédiaire d'un plan de chasse (une première dans l'Yonne) dus à leurs bons résultats.

 

Bien sur les quotas aient été très serrés, les chasseurs n'ont pas souhaité effectuer la totalité de leurs attributions par peur d'entamer leur cheptel.

 

Nous en venons maintenant aux résultats de comptage de printemps. Ceux-ci sont encourageants bien que contrastés là où la méthode de l'A.P.A.G. est pratiquée sans relâche depuis le début de l'opération, les densités de couples aux 100 ha ne cessent de croîtrent sur le GIC de la basse Oreuse.

 

Nous sommes passés de 4,4 couples/100 ha en 2001, à 25,8 ce printemps, sur l'Auxerrois où la population est mixte (40% rouge et 60% grise), la progression est hétérogène avec aux extrêmes : la commune de Gy l'Evêque qui est passée de 2,5 couples/100ha à 6,1 ; et la commune de Vallan qui a progressé de 6,1 à 18,5 couples.

 

Pour comparaison, la commune de Brion après être montée les deux premières années grâce à l'application de l'A.P.A.G. a vu sa population baisser à un niveau de 5 à 6 couples qui stagne depuis.

 

Ces études perdrix menées sur le terrain par les chasseurs, les piégeurs, les agriculteurs avec le soutien de la fédération, animé par l'excellent travail de son service technique, doivent servir d'exemples et fédérer de nouvelles ambitions.

 

Les populations de petit gibier étant sur une courbe ascendante, nous invitons les responsables de chasse et les chasseurs en général à une grande vigilance en matière de prélèvements. Evitons que cette embellie amorcée depuis 4/5 ans ne ressemble pas à un feu de paille, d'avance merci.

 

Ø Marais de la Vallée de la Druyes : Présentation du Président Olivier LECAS

 

Pour les nouvelles personnes n'ayant jamais assisté à notre Assemblée Générale, je souhaite faire un bref exposé du dossier.

 

Sur proposition de la Fédération Départementale et avec sa participation financière, la Fondation Nationale pour la Protection des Habitats Français de la Faune Sauvage a acquis, en avril 1999, 57 hectares d'anciens marais sur DRUYES LES BELLES FONTAINES et ANDRYES. La superficie a été augmentée à 62 ha en novembre 2001.

 

Un budget global de 166 224.51  € sur 5 ans, avait été validé lors des Assemblées Générales de la Fédération de 2000 et 2003.

 

Dès son acquisition, la gestion du site avait été confiée à la Fédération Départementale, qui l'avait elle-même confiée à la Fédération Régionale des Chasseurs de Bourgogne et elle a fait l'objet d'un Contrat Bourgogne Nature qui arrive à échéance.

 

Les 2 premières phases du projet de réhabilitation sont quasi achevées, à savoir, le rattrapage d'entretien des parcelles et l'élaboration d'un plan de gestion (avec expertises botanique, faunistique et hydrologique).

 

Nous en sommes maintenant à la phase 3 qui sera réalisée et suivie par la Fédération départementale.

 

En 2004/2005, sur la partie sèche du site, sur laquelle il ne peut être envisagé une remise en eau, 3 conventions d'occupation précaire ont été signées avec des propriétaires d'animaux (agriculteur et particuliers) pour la fauche et le pâturage, afin de maintenir un état de prairie naturelle. Cette formation d'entretien donnant de bons résultats, deux conventions seront à nouveau signées cette année.

 

Sur la partie humide du site, 6 ha ont été broyés durant cet hiver, avec exportation des végétaux ; il reste quelques broyages de souches de peupliers qui seront effectués dès que les conditions le permettront.

Ces travaux sont financés à hauteur de 40 % par l'Agence de l'Eau Seine Normandie que la Fédération remercie vivement.

 

L'objectif fédéral, à court terme, sur cette zone humide est une remise en eau partielle, sous la forme d'une « platière » qui permettrait d'avoir de l'eau toute l'année.

 

Nous nous sommes effectivement aperçu que ces parcelles, en eau durant l'hiver, accueillent une avifaune migratrice variée. 17 bécassines ont ainsi été reprises courant mars par le Service Technique.

 

Le coût des travaux est important et des financeurs seront recherchés, l'orientation donnée à ce site s'inscrivant dans la restauration des habitats de la faune sauvage.

 

Au 30 juin 2004, le coût total des Marais de la Vallée de la Druyes à la charge de la Fédération Départementale est de 89 600 €, pour un budget global de 166 200 €.

 

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Exercice comptable 2003/2004

 

            Rapport de M. Bernard THIESSON, Expert Comptable, sous couvert du Trésorier, M. Henri DUBOIS

 

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VOTE DES RESOLUTIONS

 

1ère résolution : Approbation des comptes

 

            L'Assemblée Générale, après avoir entendu le rapport du Président sur la gestion du Conseil d'Administration, la situation et les activités de la Fédération, le rapport du Trésorier sur les comptes de l'exercice, le rapport général du Commissaire aux Comptes sur les mêmes comptes, approuve les comptes de l'exercice clos le 30 juin 2004, tels qu'ils ont été arrêtés par le Conseil d'Administration, qui se soldent par un bénéfice de 51 993,03 € et donne quittus aux administrateurs.

 

2ème résolution : Affectation du résultat

 

            L'Assemblée Générale, après avoir constaté que l'exercice clos au 30 juin 2004, se solde par un bénéfice de 51 993,03  € ; qu'il y a lieu de retrancher de ce résultat les pertes générées par les projets associatifs :

 

            Ø Perte sur projet « petit gibier » : 89 839,80 €. Ce déficit est affecté en compte réserves gestion « Petit Gibier ».

 

            Ø Perte sur projet « Réhabilitation du Marais de la Vallée de la Druyes » : 757,96 €. Ce résultat est affecté en compte réserves gestion « Marais de la Druyes ».

 

            Constate un résultat bénéficiaire de 142 590,79 € qui est affecté en « réserves de gestion ».

 

3ème résolution : Convention

 

            L'Assemblée Générale, après avoir entendu la lecture du rapport spécial du Commissaire aux Comptes, approuve les conclusions dudit rapport et les conventions qui y sont mentionnées.



4ème résolution :

 

            L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du courrier du 9 novembre 2004 de la Fédération Nationale des Chasseurs, relatif au reliquat de réserve sur dégâts, décide de virer du compte 106 110 - reliquat de réserves sur dégâts : 100 359,88 € au compte 106 100 - réserves de gestion dans la comptabilité des dégâts.

 

5ème résolution :

 

            L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport du Trésorier, approuve le budget prévisionnel 2005/2006, tel qu'il a été arrêté par le Conseil d'Administration et qui se solde par un résultat prévisionnel de - 95 650,00 € (dont projets associatifs).

 

Les cinq résolutions sont approuvées à l'unanimité.

            A l'unanimité, l'Assemblée autorise le Conseil d'Administration à acquérir, échanger et vendre, le cas échéant, des immeubles fédéraux.

 

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Vote du montant des cotisations fédérales

 

            ¯ Service fédéral

 

                     &nb sp;  Ø Timbre fédéral : reconduction à 60 €

 

            L'adhésion obligatoire des bénéficiaires de plan de chasse sera donc de 60 €. Elle est réglée au moment de la remise des dispositifs de marquage.

 

                        Ø Contrat de services : reconduction à 0,35 €/ha

 

            Approuvés à l'unanimité.

 

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            ¯ Service d'Indemnisation des Dégâts de Gibier

 

                        Ø Timbre grand gibier : reconduction à 16 €

 

                        ØBracelet sanglier : reconduction à 45 €

 

                        ØBracelet chevreuil : reconduction à 30 €

 

                        ØBracelet grand cervidé : reconduction à 110 €

 

                        ØBracelet mouflon : reconduction à 29 €

 

                        ØBracelet daim : reconduction à 41 €

 

            Approuvés à l'unanimité.

 

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Dans les parcs de chasse (reconnus comme tels par la DDAF) et compte- tenu que les animaux de parcs ne commettent pas de dégâts : proposition de fixer le prix de l'ensemble des dispositifs de marquage, donc des grands cervidés, à 9 €

 

            Approuvé à l'unanimité.

 

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Examen des vœux

 

            ¯ Association des Chasseurs de Gibier d'Eau du Département de l'Yonne

(M. BOUCAULT)

 

            En préambule, M. BOUCAULT indique que les chasseurs de gibier d'eau se sont une fois encore sentis bafoués, avec les dates arbitraires d'ouvertures et de clôtures de la dernière campagne ; et ce malgré de nombreux travaux de comptages et d'observations, notamment ceux de l'Observatoire National.

 

            Les chasseurs de gibier d'eau ne sont pas au bout de leur peine, avec l'interdiction prochaine du tir à plomb dans les zones humides.

 

            Les populations d'oiseaux, en particulier, les colverts se portent bien. Grâce aux travaux du Service Technique Fédéral, on constate une sédentarisation de plus en plus évidente du colvert.

 

            Les vœux de l'A.C.G.E.D.Y. :

 

                        Ø Retour à des dates de chasse correspondant aux réalités biologiques des espèces sur lesquelles de nombreuses observations ont été faites, soit :

 

                        - Ouverture au 15 août pour toutes les espèces.

                        - Fermeture au 31 janvier pour le colvert et par décades en février selon les autres espèces.

 

                        Ø Classement du colvert en espèce sédentaire pour en assurer la gestion sur le plan départemental.

 

                        Ø Obtenir une définition précise de la zone humide pour l'utilisation de la grenaille d'acier.

 

            ¯ Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier

 

            M. BOURGUE établit un état succinct des populations de grand gibier.

 

            Pour les chevreuils, stabilité ; sanglier : réalisation du plan de chasse à 75 % ; grands cervidés : inquiétude en raison de la baisse des populations et du déséquilibre des classes d'âge.

 

            En matière de sécurité, le rappel de règles élémentaires chaque jour de chasse est fondamental.

            160 recherches au sang ont été effectuées au cours de la saison 2004/2005 par les 8 conducteurs agréés de l'Yonne.

 

            Plusieurs réunions sur le thème de la recherche au sang seront organisées dans les prochaines semaines par l'ADCGGY, l'UNUCR et l'Association pour la Recherche de gibier blessé.

 

            M. BOURGUE incite également les chasseurs à accueillir les jeunes chasseurs, à des conditions avantageuses.

 

            ¯ Association des Piégeurs Agréés de l'Yonne

 

            M. BELVAL rappelle que l'association est forte de 700 adhérents.

 

            Pour 2003/2004, 20 000 animaux ont été pris aux pièges sur 276 communes.

 

            Très souvent, les piégeurs remplissent une mission d'intérêt général notamment dans le cadre du piégeage des ragondins.

 

            M. BELVAL invite les piégeurs à persévérer dans leurs efforts pour limiter les prédateurs des espèces gibier.

 

            ¯ Club National des Bécassiers

 

            M. MUNIER indique que la saison de chasse 2004/2005 fut dans la moyenne nationale, à savoir bonne à très bonne, sauf dans le Morvan.

 

            La grande nouveauté a été l'ouverture aux bécassiers des forêts domaniales, avec l'instauration d'un carnet de prélèvement.

 

            A ce titre, M. MUNIER indique qu'il est favorable à sa généralisation à l'ensemble du département, à l'instar de la Côte d'Or. Il souhaite également que le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique porte sur l'amélioration des connaissances de la bécasse, avec une limitation des prélèvements par le PMA.

 

            Les bécassiers, pour leur part, n'ont pas de souci majeur avec les périodes de chasse ; ils ont donc tout lieu d'être optimistes, même si la vigilance doit demeurer de rigueur.

 

            ¯ AFACCC 89 (Association pour l'Avenir de la Chasse au Chien Courant)

 

            M. DUBOIS rappelle que l'AFACCC 89, créée en 1990, compte à ce jour 750 adhérents, passionnés et favorables au maintien d'une tradition ancestrale : la chasse au chien courant.

 

            Les vœux de l'AFACCC 89 pour la prochaine saison de chasse sont le respect, la solidarité, la courtoisie et la tolérance entre tous les chasseurs et utilisateurs de la Nature.

 

            M. DUBOIS précise par ailleurs que la récente loi sur le Développement des Territoires Ruraux a fixé au 31 mars la date limite pour les entraînements de chiens dans les parcs de chasse. De nombreux gestionnaires de parcs ont manifesté leur mécontentement. Le dossier est actuellement suivi par la FACCC Nationale.

 

            L'AFACCC 89 organisera, comme chaque année, la Fête de la Chasse et de la Nature à CHABLIS le 11 septembre prochain.



            ¯ Association des Equipages de Vènerie sous Terre

 

M. BEAU précise que 23 équipages, représentant 125 membres actifs, adhèrent à l'association.

 

            Les buts de l'AEVSTY sont de réguler les populations de renards et de blaireaux et d'aider la Fédération dans son projet de relance du petit gibier.

Propositions des dates d'ouvertures et de clôtures de la chasse 2005/2006

 

Ä Ouverture générale : 25 septembre 2005

Ä Fermeture générale : 28 février 2006

 

Sauf exceptions ci-dessous

 

ESPECES

OUVERTURES

CLOTURES

Faisan commun et vénéré


Perdrix grise et rouge


Lièvre :

l chasse à tir : Ø 3 jours (les 3 premiers dimanches, ou 3 autres jours déclarés à la FDCY) ou plan de chasse ou fermeture.

_________________________

Chevreuil, grands cervidés :

Ø à l'approche individuellement

Ø en battue


Sanglier (reconduction du plan

de chasse)


Chevreuil, daim et sanglier, sur

Autorisation préfectorale

(à l'affût ou à l'approche)


Cerf et mouflon (à l'approche

Individuellement) (sur autorisation préfectorale)__________________

Chasse à courre et sous terre


Blaireau

25 septembre 2005

 

25 septembre 2005

 

25 septembre 2005

 

 



_____________________

 

25 septembre 2005

16 octobre 2005

 

15 août 2005

 


1er juin 2005

 

 


1er septembre 2005


________________________

15 septembre 2005

 

15 septembre 2005

15 mai 2006

1er janvier 2006

 

27 novembre 2005

 

20 novembre 2005

 

 



____________________

 

28 février 2006

28 février 2006

 

28 février 2006

 

 

 

 

 

 

 


________________________

31 mars 2006

 

15 janvier 2006

14 septembre 2006



Ä Heures journalières de chasse

 

            - Heures :

                        De 8 h à 18 h, du 25 septembre 2005 au 15 octobre 2005

                        De 9 h à 17 h, du 16 octobre 2005 au 28 février 2006

 

Ä Chasse en temps de neige :

 

            Chasse en temps de neige interdite, à l'exception :

 

            - De l'application du plan de chasse

            - De la chasse sous terre

            - De la chasse du lapin, du renard et du pigeon ramier

            - De la chasse du gibier d'eau, ainsi que le tir des ragondins et rats musqués.

 

            Ces différentes propositions sont approuvées à l'unanimité.

Remise de médailles de la Fédération

 

            Ä M. BELLAVISTA Salvador, de OUANNE

 

            Ä M. COLLOT Pierre, de MICHERY

 

            Ä M. MULARD Pierre, de VILLENEUVE SUR YONNE

 

            Ä M. PROTAT Bernard, de BELLECHAUME

 

            Ä M. VAUDEAU André, de ST GEORGES SUR BAULCHE

 

            Ä M. VIGNEAUX Daniel, de BRANNAY

 

            Ä M. GANDON Pierre, ancien Président de la Fédération et actuel vice-président.

 

——————

 

Interventions

 

            Ø Intervention de M. GRANDADAM, Chef du Service Départemental de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage qui rend compte de l'activité du service pour l'année 2004.

 

            Les missions de police représentent près de 50 % de l'activité totale du service, la police judiciaire de la chasse et de la faune sauvage représentant, pour sa part, près de 40 % de cette activité police.

 

            Près de 1 400 heures de travail ont été effectuées de nuit dans le cadre d'opérations anti-braconnage et de surveillance générale des territoires.

 

            Elle se traduit par une augmentation sensible du nombre de procédures puisque 165 procès verbaux ont été établis et adressés aux procureurs de la République d'Auxerre et de Sens, contre 131 procédures en 2003, soit une augmentation de 25,95 %.

 

            Ä Intervention de :

 

            Ø M. ROLLAND, Député de l'Yonne :

 

                        La récente loi sur le développement des territoires ruraux soutenue et défendue par le Député LEMOINE et le Sénateur PONIATOWSKI, correspond à une modernisation de la chasse et lui assure une nouvelle légitimité.

 

                        M. ROLLAND souligne les efforts de la Fédération pour une meilleure connaissance de la chasse ; la chasse alliant les valeurs éthique, tradition et équilibre. Il salue l'action fédérale en faveur du petit gibier.

 

            Ø M. FEREZ, Vice Président du Conseil Régional de Bourgogne et Maire d'AUXERRE

 

                        La chasse est un art de vivre et un espace de détente. Les chasseurs ont une réelle connaissance de la Nature et de la Faune.

 

                        Les relations chasseurs/autres utilisateurs de la Nature doivent être faites de compréhension et de complémentarité.

 

                        La chasse doit être reconnue comme une activité utile et fondamentale de notre société.

 

            Ø M. TALLEC, Préfet de l'Yonne

 

                        La chasse mérite d'être connue dans toutes ses composantes. Elle joue un rôle fondamental dans l'équilibre des espaces naturels. Elle a cependant à faire face à un certain nombre de défis, parmi lesquels : la décroissance du nombre de chasseurs et la préservation de la diversité biologique.

                        La récente loi DTR insiste sur la multifonctionalité de la chasse.

 

                        Cette loi donne une importance accrue aux fédérations départementales des chasseurs, confirme l'élaboration par chaque fédération départementale d'un schéma départemental de gestion cynégétique et le nécessaire équilibre agro-sylvo-cynégétique.

 

                        Les chasseurs sont des connaisseurs de la Nature et ses ambassadeurs dans notre pays, ils sont indispensables à l'équilibre de nos territoires.

 

————————

 

Clôture de la réunion par le Président LECAS à 12 h 30

 

Fédération Départementale des Chasseurs de l'Yonne - 20 avenue de la Paix - 89000 ST GEORGES SUR BAULCHE - 03 86 94 22 94 - Réalisation OvOtix - Motorisation Clé de Site

 

 

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