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LES AMENAGEMENTS CYNEGETIQUES



Il faut noter que les chasseurs, par le temps et l’argent qu’ils consacrent aux aménagements, sont des acteurs extrêmement dynamiques dans le domaine de l’environnement. Cette image du chasseur qui agit douze mois sur douze sur son territoire est fondamentale. Quelle autre composante de notre société est capable aujourd’hui de se prévaloir d’un tel travail effectué au profit du gibier, mais aussi de la faune sauvage en général ?

Cet aspect , trop souvent méconnu, de la contribution des chasseurs à une œuvre d’intérêt général doit être porté à leur crédit et devrait contribuer à améliorer leur image de marque vis-à-vis du grand public, souvent mal informé en la matière.

 

  • Bandes de Cultures intercalaires

Le détenteur du droit de chasse recherche dans les plaines à grand parcellaire ou dénudées, des endroits intéressants pour l’implantation de bandes de cultures intercalaires. Il s’agit principalement des plaines où l’assolement se compose de céréales d’hiver et de colza. Il faut disposer ces bandes de manière à multiplier les effets de lisière dans la plaine.

La bande de terrain aura une largeur comprise entre 6 et 8 mètres et sans limite de longueur. Elle sera implantée en maïs grain ou sorgho grain.

Dans l’intérêt de l’agriculteur, il est préférable de les situer en bordure de parcelle. S’il accepte de les disposer au milieu, c’est parfait. Par contre, il faut proscrire les bords de bois et de route.

La bande et son couvert doivent rester en place jusqu’au 15 mars de l’année suivant l’implantation.

Elle a l’avantage d’apporter une zone de couvert après les moissons et durant la saison hivernale ainsi qu’une zone de ressuis au printemps.

Le détenteur du droit de chasse, l’agriculteur et la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Yonne sont liés par un contrat. Des compensations financières peuvent être envisagées pour les détenteurs d’un contrat de services. (Liens vers le contrat de service)

D’un point de vue réglementaire, l’agriculteur doit déclarer la surface de la bande en « culture » et percevra donc l’aide communautaire pour cette surface.

 

Bandes de Cultures intercalaires

 

  • Jachères Environnement Faune Sauvage

La circulaire du Ministère de l’Agriculture en date du 24 mars 2003 a pour objet de définir un cadre contractuel entre des personnes morales, porteuses d’un projet en faveur de la préservation de l’environnement, et des agriculteurs volontaires pour adopter des modalités particulières d’installation et d’entretien du couvert de leur jachère PAC (politique agricole commune).

L’objectif de ce dispositif est d’assurer un couvert, protecteur pour la faune sauvage, ou alimentaire pour limiter les dégâts sur les cultures avoisinantes. Ceci, en adaptant, les obligations de son implantation et de son entretien.

Les agriculteurs concernés devront s’engager à implanter un couvert sur les parcelles gelées. La réglementation, les intérêts agricoles, les besoins de la faune et l’approvisionnement en semences imposent le choix entre diffèrents mélanges d’espèces à base de mais, sarrasin, sorgho et luzerne (associées entre elles et avec toute autre culture: céréales, oléagineux, protéagineux).

Toute action relative à la jachère « environnement et faune sauvage » devra rester dans le cadre d’une stricte utilisation non lucrative des parcelles gelées, tant par les agriculteurs que par les promoteurs du dispositif.

 

L'agriculteur devra maintenir le couvert en place jusqu’au 15 janvier de l’année suivante.

L’agriculteur percevra toujours ses aides PAC.

Les détenteurs de droit de chasse titulaires d’un contrat de service pourront obtenir une aide financière de la part de la F.D.C.Y.

 

Jachères Environnement Faune Sauvage

  • Culture à gibier

Autre aménagement favorable à la petite faune de plaine : la culture à gibier. Celle-ci est réalisée sur une parcelle de terre libre de toutes contraintes agricoles. Il peut s’agir de propriétés de particuliers ou de collectivités locales (mairie notamment) qui ont confié la parcelle aux chasseurs pour qu’ils y implantent une culture. Dans ce cas, c’est le détenteur de droit de chasse qui gère totalement la mise en place de la culture. Les implantations sont souvent à base de maïs, de sorgho ou de plantes herbacées. Ce système, qui ne repose sur aucun contrat ou cahier des charges, est souple mais il est très difficile à mettre en œuvre dans la mesure où les terres libres de droit sur le plan agricole sont rares.

Cependant, là aussi, la FDCY a prévu des subventions pour ses adhérents.

 

  • Bande de dactyle

Cette bande de terrain est à disposer de manière à multiplier les effets lisière dans la plaine.
Elle aura une largeur comprise entre 5 et 10 mètres et sans limite de longueur.
Elle sera implantée en dactyle.
Comme pour la « bande de culture intercalaire », il faut proscrire les bords de bois et de route.

D’un point de vue réglementaire (PAC), l’agriculteur doit déclarer la surface de la bande en :

  1. Gel « normal » si la largeur choisie est de 10 mètres
  2. Gel « environnemental » si la largeur est comprise entre 5 et 10 mètres (cette possibilité exclue tout intrant)

Sur les eux types de gel, l’agriculteur pourra activer ses D.P.U (droit au paiement unique).

Le détenteur du droit de chasse et l’agriculteur sont liés par un contrat (dont un exemplaire est remis à la F.D.C.Y) qu’ils peuvent dénoncer quand ils le souhaitent mais ils seront tenus de respecter leurs engagements respectifs jusqu’au 15 mars. Ils sont conclus pour une période de 7 ans.

Le détenteur du droit de chasse versera une participation financière pour bonnes pratiques agricoles et les travaux seront réalisés par l’agriculteur.

 

  • Garenne artificielle

Les garennes sont indispensables sur un territoire à lapin. Elles ont le point de fixation des populations, l’abri et le lieu où le lapin s’organise socialement et se reproduit.

La construction d’une garenne est à envisager au minimum 3 mois avant la date du lâcher.

  • Le choix du site
  1. Zones de prairies naturelles pour un faible risque de dégâts aux cultures
  2. Exposition maximum au soleil (sud – sud-est)
  3. Installation sur sol meuble et sec
  • Le matériel et la construction
  1. Décaper de façon superficielle la terre végétale du sol
  2. Confectionner en périphérie, un mur d’environ un mètre en matériaux durables (souches, pierres,…) en aménageant diverses entrées et en maintenant des espaces creux à l’intérieur de la garenne.
  3. La garenne doit faire au minimum 30 m2 (4m X 4m X 2m)
  4. Remplir l’intérieur avec un maximum de souches, terminer par quelques palettes pour former de multiples entrées.
  5. Recouvrir abondamment l’ensemble de terre légère
  6. Déposer la terre décapée au début de la construction
  7. Laisser l’ensemble se tasser naturellement.
  8. Confectionner ensuite un toit avec une couche de gros branchages surmontée d’une épaisse couche de végétaux divers (fougères, ronces, genêts, taille de haies domestiques)
  9. Penser à protéger votre garenne contre le bétail et les chiens errants (clôture électrique)
  • Aménager votre territoire
  1. Espacer les garennes tous les 150 mètres environ. Une moyenne de 10 garennes aux 50 ha permet une bonne colonisation du territoire.
  2. Les garennes doivent être reliées entre elles par un réseau de haies ou de talus. Ces éléments permettent la colonisation rapide du territoire par le lapin
  3. Les échanges entre populations assurent une plus grande résistance face aux agressions extérieures.
  • Repeupler de façon efficace
  1. Il est indispensable de grillager temporairement (1 semaine) la garenne, afin de fixer les lapins sur le site aménagé.
  2. Lâcher 7 à 10 lapins (6 femelles pour 4 mâles) par garenne aménagée et de 30 à 50 animaux par lâcher.
  • Volière anglaise

Ce dispositif tient son nom du fait qu’il est traditionnellement utilisé en Grande-Bretagne pour le lâcher de jeunes faisans en été.

L’idée consiste à introduire dans de vastes volières (au minimum 1 hectare) sans filet de couverture des jeunes oiseaux de 8 à 10 semaines auxquels on a coupé les trois rémiges primaires externes (celles-ci repoussent entre la onzième et la quinzième semaine). Les oiseaux sont donc incapables de voler et ne s’émancipent que progressivement, au fur et à mesure de la repousse de la dernière rémige.

Ce type de volière est généralement installé définitivement, ce qui implique une construction solide. Des piquets de châtaignier ou d’acacia sont plantés tous les 2 mètres, au fond d’une tranchée de 20 centimètres de profondeur qui servira à enterrer la base du grillage. Pour plus de sécurité, on pose une clôture électrique à 20 centimètres du grillage et à une hauteur de 15 centimètres pour empêcher les prédateurs d’approcher de la volière.

La volière doit, autant que possible, comprendre des arbres, sur lesquels les faisans apprendront à se percher dès qu’ils pourront voleter.

De nombreux agrainoirs et abreuvoirs disposés en cercles concentriques autour de la volière doivent permettre de cantonner les oiseaux à proximité.

 

Volière anglaise

 

  • Point d’agrainage petit gibier/ Création de points d’eau

Dans la plupart des régions, les ressources du territoire ne suffisent pas toujours à assurer en hiver la nourriture du petit gibier. De plus, en toutes régions, le tarissement estival des points d’eau peut avoir de conséquences sur les populations de faisans et de perdrix grises ou rouges.

Le chasseur, soucieux d’une bonne gestion de son cheptel, doit envisager d’apporter en temps voulu les compléments nécessaires en eau et nourriture.

L’agrainage permet de retenir sur un territoire faisans et perdrix en fournissant une nourriture attractive en tout temps et indispensable en période de disette.

La préférence du faisan et des perdrix va, dans l’ordre, au blé, à l’avoine puis à l’orge. Le maïs est également très recherché.

Sur un territoire assez vaste (plus de 300 ha) le recours à l’agrainage à poste fixe devient indispensable.

La vérification de l’état et le remplissage des agrainoirs sont des éléments fondamentaux pour assurer une utilisation optimum de ces aménagements.

Point d’agrainage petit gibier
Modèle disponible à la F.D.C.Y

 

L’eau est un élément lourd, parfois difficile à stocker et disparaissant rapidement par évaporation. Aussi doit-on rechercher un compromis entre une bonne répartition d’un grand nombre de petits points d’eau d’entretien coûteux et l’aménagement d’un petit nombre de points d’eau trop dispersés pour être efficaces.

La densité optimale paraît être de 5 à 10 points d’eau, naturels ou artificiels, pour 100 hectares.

  • Aménagements mobiles :

Il s’agit principalement de bacs dont il existe un grand nombre de modèles (tôle, fonte, fibre de verre, plastique, etc.). Les qualités à rechercher sont :

  1. Un volume suffisant (50 à 200 litres)
  2. La facilité de nettoyage
  3. Une forme évitant la noyade des poussins
  • Aménagements fixes
  1. Mares et tranchées : sur terrain imperméable ou à nappe phréatique peu profonde, la création d’une mare ou d’une tranchée (prévoir dans ce cas un bord en pente douce) permet de disposer à peu de frais d’une réserve d’eau importante.
  2. Vasques bétonnées : Le recours à un revêtement bétonné est la seule solution possible en terrains très perméables.

Création de points d’eau

  • Agrainage sanglier

L’agrainage « sanglier » de dissuasion est autorisé du 16 février au 30 novembre dans le seul but de contenir les animaux dans les massifs boisés et sous réserve du strict respect des prescriptions suivantes (exception possible pour raison sanitaire) : 1- Zones d’agrainage L’agrainage des populations de sangliers n’est autorisé qu’à l’intérieur des espaces boisés : - à une distance supérieure à 200 m des lisières de bois bordant des parcelles agricoles, - à une distance supérieure à 200 m des routes goudronnées ouvertes à la circulation aux véhicules à moteur. 2- Méthodes d’agrainage autorisées et interdites L’agrainage des sangliers ne peut être mis en œuvre que par épandage linéaire. L’agrainage à poste fixe est interdit ; les dispositifs de distribution à volonté, notamment les auges, trémies, ainsi que les dépôts en tas sont strictement interdits. 3- Denrées et produits autorisés et interdits Est seul autorisé l’apport d’aliments végétaux autochtones naturels ou cultivés et non transformés (céréales, maïs, pois, fruits, légumes, tubercules). Tout autre aliment transformé d’origine carnée ou non (cru ou cuisiné) y compris le poisson, eaux grasses, ainsi que les semences périmées, résidus avariés de silo et toute nourriture supplémentée en éléments prophylactiques ou antiparasitaires est strictement interdit. 4- Quantité autorisée En références au maïs grain, la quantité apportée pendant les périodes sensibles ne pourra dépasser 50 kg/100 ha/semaine. 5- Aspects sanitaire et environnemental Les pratiques d’agrainage sont conduites de façon à laisser le terrain propre (ramassage des emballages, sacs plastiques…). Elles ne doivent pas par ailleurs conduire à une dégradation de la voirie forestière (routes, chemins, layons…).

 

Régime dérogatoire L’agrainage pourra toutefois être autorisé, à titre dérogatoire, du 1 er décembre au 15 février inclus, sur proposition de la F.D.C.Y et après confirmation par les organisations professionnelles forestières (O.N.F., C.R.P.F.) d’une fructification forestière faible. Cette dérogation sera validée par la C.D.C.F.S. du mois de septembre de l’année en cours. Cette mesure dérogatoire doit être considérée comme une pratique concourant à rétablir l’équilibre agro-sylvo-cynégétique momentanément rompu. L’agrainage pourra également, à titre dérogatoire, être interdit sur certaines zones pendant certaines périodes de l’année, sur proposition de la Fédération Départementale des chasseurs de l’Yonne et après confirmation par la Chambre d’Agriculture ou à l’initiative de l’Administration, de risques sanitaires particuliers ou raisons motivées.

 

 

sanglier

 

Fédération Départementale des Chasseurs de l'Yonne - 20 avenue de la Paix - 89000 ST GEORGES SUR BAULCHE - 03 86 94 22 94 - Réalisation OvOtix - Motorisation Clé de Site

 

 

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